Pourquoi, selon moi, court-il…
J'ai lu avec intérêt vos commentaires.
Certains évoquent l'ambition.
D'autres le prestige du Sénat.
Quelques-uns parlent d'une suite logique dans une carrière politique.
Je ne partage pas cette analyse.
Pour ma part, je crois que la réponse est beaucoup plus simple.
Lorsqu'un mandat devient plus lourd que prestigieux, il est parfois tentant de regarder ailleurs.
Au début d'un mandat, tout semble possible.
Les annonces.
Les grands projets.
Les effets de tribune.
Les promesses.
Puis vient le temps des comptes.
Et, à Lavaur, ces comptes sont devenus particulièrement lourds.
Une dette qui pèse durablement sur les finances communales, des engagements qui plombent le budget pour des décennies.
Des investissements dont le coût de fonctionnement reste à assumer.
Des choix qu'il faudra financer pendant des années.
Des arbitrages de plus en plus difficiles.
Autrement dit…
Le temps des inaugurations laisse place au temps de la gestion.
Et gérer est parfois moins séduisant qu'annoncer.
Je peux évidemment me tromper.
Je n'ai pas la prétention de connaître les véritables motivations du maire.
Mais cette hypothèse explique, à mes yeux, beaucoup de choses.
Si tel est le cas…
Alors la véritable question n'est plus :
Pourquoi court-il ?
Mais bien :
Que laisse-t-il derrière lui ?
Et là…
Je crains que la liste soit longue.
Nous en parlerons très bientôt.

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