Le chai chute que la plaine des sports et des jeux a été annoncée lors de la campagne électorale.
En effet à quelques centaines de mètres, une autre histoire s'écrit.
La plaine des sports et des loisirs aux Mazasses est le projet phare de la campagne municipale.
Quatre terrains de football, dont deux synthétiques, pump-park,
boulodromes, gymnase, jeux d'eau, parcours fitness, terrains de
volley : la liste est longue et séduisante.
Le maire sortant a
annoncé un financement à 70 % par des subventions.
Il n'a rien sollicité, d'ailleurs il déclare pendant la campagne que le lancement se fera dès sa réélection !
Aujourd'hui il est réélu et... candidat aux sénatoriales
Très bien.
Pourquoi pas ?
Une ville doit investir.
Une ville doit préparer l'avenir.
Mais il existe une question préalable, presque triviale :
que fait-on de ce que l'on possède déjà ?
Car il y a une différence considérable entre entretenir un patrimoine existant et annoncer un équipement nouveau.
Le premier relève de la gestion.
Le second relève du projet.
Et une politique municipale sérieuse doit savoir faire les deux.
Le vrai sujet n'est donc pas Chai ou plaine des sports et des jeux
Il serait trop facile de caricaturer le débat ainsi.
Le vrai sujet est celui des priorités.
D'un côté, un bâtiment connu, utilisé pendant des années, aujourd'hui fermé et qui continue de vieillir.
De l'autre, un projet nouveau, ambitieux, attractif, dont les contours financiers ont été vaguement exposés pendant la campagne.
L'un est là.
L'autre est à construire.
L'un coûte déjà de l'argent à la commune.
L'autre pourrait bénéficier d'hypothétiques subventions.
Mais dans les deux cas, une chose est indispensable :
une programmation financière sincère.
Car une subvention ne transforme pas une dépense en recette.
Elle en réduit seulement la charge pour le contribuable.
Et un équipement nouveau ne supprime pas les charges futures : entretien, personnel, énergie, maintenance, renouvellement, il en crée.
C'est précisément pour cela que ces projets doivent apparaître
dans une vision pluriannuelle à travers l'incontournable Rapport d'Orientation Budgétaire.

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