L'urgence ne réfléchit pas
Le chemin va être long, très long, sur la route caniculaire du changement climatique.
Des actions figuraient dans le programme de « Lavaur l'Heureuse ». Elles auraient pu donner le ton d'une volonté d'agir, de prendre en compte les bouleversements climatiques et leurs conséquences pour les Vauréens.
Mais les récentes réunions du conseil municipal laissent malheureusement peu de place à l'espoir.
Le retard s'accentue. Et ce retard devient terriblement préjudiciable.
Les écoles sont évidemment en première ligne.
Les cours Oasis ne constitueraient pas une solution ? Une réflexion serait encore nécessaire ?
Pourquoi pas.
Mais pendant que l'on réfléchit, la canicule, elle, ne réfléchit pas.
Elle frappe, de plus en plus souvent et de plus en plus fort.
Les écoles ne sont d'ailleurs pas les seules concernées. Les structures communales, les bâtiments administratifs, les équipements sociaux, les services publics devront eux aussi s'adapter à des conditions climatiques qui ne sont plus celles d'hier.
Le carton de l'urgence
J'espère donc que ce carton contient, au fond, les études et les devis évoqués au conseil municipal par le maire.
Il faudra les ressortir.
Les actualiser.
Les chiffrer.
Les hiérarchiser.
Et surtout les mettre en perspective dans le prochain rapport d'orientation budgétaire.
Ce serait précisément le rôle d'une commission ad hoc : partir des données disponibles, mesurer les besoins, établir les priorités et proposer une véritable trajectoire d'adaptation.
Pas dans dix ans.
Maintenant.
Car cette question pourrait avoir une vertu rare dans la vie municipale : elle pourrait réunir les différentes listes.
Les programmes comportent tous, à des degrés divers, des propositions en matière d'adaptation au changement climatique.
Alors pourquoi ne pas faire de cette urgence un terrain de travail commun ?
L'unité autour de l'urgence
Il y aurait là un formidable sujet de rassemblement.
Pas besoin de partager toutes les sensibilités politiques pour constater qu'une école surchauffée pose un problème.
Pas besoin d'être d'accord sur tout pour considérer que les personnes âgées doivent être protégées des épisodes de chaleur extrême.
Pas besoin de polémique pour convenir que nos bâtiments communaux doivent être adaptés.
L'urgence climatique peut devenir un projet commun.
Encore faut-il passer rapidement des intentions aux actions.
Parce que, cette fois, nous n'avons vraiment plus beaucoup de temps.
Et au fond du carton, peut-être trouvera-t-on une première réponse, toute simple, à cette urgence.
L'adaptation au changement climatique commence parfois modestement
TROP MODESTEMENT
Et ce ne sont pas quelques fleurs peintes sur la chaussée rue Carlesse qui changeront la donne !

Bonjour,
RépondreSupprimerJ'ai vu dans la Dépêche un article qui pourrait nourrir la réflexion de l'adjointe en charge de l'Éducation à Lavaur - ou pas, la véritable raison de la non végétalisation des cours scolaires étant due à la fois à un manque patent de budget (dette, priorisation de la vidéoprotection…) et au dogmatisme (les arbres, c'est de l'écolo-wokisme pour cette majorité) malgré la réalité de l'été 2026 :
"Près de Toulouse, une école transforme une partie de sa cour bétonnée en "oasis" avec 2 500 m² de végétalisation et une noue pour récupérer l'eau de pluie
L'école René-Cassin de Blagnac, construite dans les années 90, a subi d'importantes transformations pour la rentrée 2026. Un module préfabriqué accueille désormais des classes de maternelle, portant le total à quinze classes. La cour a été transformée en "oasis" végétalisée, avec 2 530 m² renaturés, intégrant une noue pour gérer l'eau de pluie.
La grande cour de récréation de l’établissement n’a pas été en reste. D’abord bénéficiant d’un aménagement paysager avec butte de terre enherbée et buses-tunnels, elle avait été simplifiée en un espace plat et goudronné. Pour la rentrée 2026, elle a subi une importante transformation et la voici maintenant muée en cour « oasis », la première de la ville. La municipalité précise : « Face aux enjeux climatiques, la ville de Blagnac investit massivement dans les réfections de ses équipements. Ainsi le béton de l’ancienne cour de l’école René-Cassin a-t-il laissé sa place à une cour végétalisée. Au total, quelque 2 530 m² de sa surface ont été renaturés sur une surface initiale de 7 360 m². »
Le projet, coconstruit avec les enseignants et les enfants, présente différents espaces, arboré, où des cabanes ont été disposées, ou dégagé pour ménager un terrain de jeu.
Une noue pour préserver l'eau
Mais la plus grande originalité consiste indéniablement dans la présence d’une noue centrale, dont l’accès est protégé de l’intrusion des enfants par une barrière, et disposant de deux passerelles pour la traverser. Il s’agit d’une sorte de fossé peu profond et large, végétalisé, avec des rives en pente douce, qui recueille provisoirement de l’eau de ruissellement, soit pour l’évacuer via un trop-plein, soit pour la stocker et la laisser s’évaporer et/ou s’infiltrer sur place, permettant ainsi la reconstitution des nappes phréatiques."
J'en profite pour réagir à votre dernier post, car depuis quelques semaines je me retenais de vous faire la remarque (je n'aime pas donner l'impression de juger et critiquer) : l'un des facteurs aggravants des émissions de Gaz à Effet de Serre et de CO2 sont les datacenters, notamment ceux utilisés pour l'IA, énorme consommatrice d'eau par ailleurs.
Je comprends votre envie de classer vos idées et améliorer la rédaction via l'IA générative, mais l'illustration (qui demande beaucoup plus de ressources) faite par IA pour chaque post est-elle indispensable ? Certes, c'est joli et cela permet de synthétiser / améliorer le message, mais un simple tableau peut aussi le permettre, et ce serait plus en raccord avec votre argumentaire par ailleurs - à chacun de nous, à notre échelle, d'adapter nos comportements face à l'évolution climatique !
Vos nombreux et documentés exemples ne modifieront pas la position du conseil et du maire hélas, mais ils sont précieux car ils démontrent la faisabilité. Reste le budget !!!
SupprimerJe me suis bien sûr interrogé sur l'IA, sa pertinence et ses conséquences.
Gourmands en eau les datacenters le sont, même s'ils rejettent en vapeur d'eau ce qu'ils ont puisé et ce qui n'est pas rendu (en mettant sans doute en danger la flore et la faune locale).
Aussi je suis des formations à l'usage de l'IA, notamment sur les prompts, leur rédaction pour optimiser un maximum le temps de connexion.
C'est pour cela que les illustrations sont toutes avec une base de photos que je transmets avec les textes ou parfois quand ma photo parle d'elle-même (c'est le cas pour le présent article) je ne recours pas à l'IA.
Mais un article sans illustration "choc" est lue, pour ce qui me concerne par environ 200 personnes, avec une illustration c'est plus du double.
Le temps de connexion pour générer une illustration est en moyenne inférieure à 30 secondes (pour mon niveau d'adhésion).
ET puis je recycle beaucoup des illustrations que je travaille sur une application perso (voir en ce moment les brèves de comptoir).
Je comprends votre souci et je tiens à vous préciser qu'un tableau ne sera pas consulté, il faut interpeller pour être lu, puis connu et enfin reconnu et donc pouvoir faire passer des messages.