Acte IV — Et maintenant ?
Deux hypothèses qui ne changent pas fondamentalement le problème.
Scène 1 — Le maire part
Un nouveau maire issu de la majorité devra prendre possession du bureau.
Mais il ne récupérera pas seulement le fauteuil.
Celui ou celle qui ouvrira le tiroir du maire le lendemain de son élection récupérera...
une dette qui ne se négocie pas avec les électeurs,
des bâtiments qui ne disparaissent pas avec les équipes municipales,
des projets qu'il faudra achever, modifier ou abandonner
Des dépenses qu'il faudra assumer
des urgences qui, elles, ne voteront pas.:
Le nouveau maire héritera de décisions qu'il n'aurait pas prises.
Il devra en assumer les conséquences
Scène 2 — Le maire reste
Et alors le problème est exactement le même !
Le maire reste aux commandes, mais les dossiers demeurent.
La dette ne disparaît pas avec une élection sénatoriale
manquée.
Bel Air ne change pas de surface ni de coût
Le Chai ne se
répare pas tout seul.
Le cinéma génère toujours les mêmes charges.
Les écoles ne deviennent pas plus
fraîches.
La voirie ne se remet pas en état spontanément.
Parce que le suspense disparaît immédiatement :
Il faudra :
- s'occuper de la dette ;
- faire vivre Bel Air ;
- traiter le Chai ;
- adapter la ville au climat ;
- décider pour les Mazasses ;
- entretenir le patrimoine ;
- gérer les ressources humaines ;
- et rendre des comptes.
Alors !
Rester ne dispensera pas de changer !
La véritable question n'est pas de savoir qui, c'est de savoir si, dans ce fauteuil il sera accepté de changer de méthode.
Dans les deux hypothèses, Lavaur devra faire face à la même réalité : un avenir hypothéqué par une dette abyssale, des abandons et une gestion au doigt mouillé.

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