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Interlude I - L'immobilier communal, l'obligation d'une gestion

 

L'immobilier communal ne peut pas être géré à l'usure

Le problème est peut-être finalement plus large que le seul Chai.

Tant qu'un bâtiment fonctionne, on l'utilise.

Lorsqu'il vieillit, on reporte.

Lorsqu'il devient trop coûteux, on ferme.

Puis on cherche une solution.

Et parfois, on construit autre chose.

On a déjà vu cette logique à l'œuvre avec l'ancien cinéma, dont la délégation de service public n'a pas permis de maintenir durablement le service et qui est aujourd'hui remplacé par un complexe cinématographique beaucoup plus ambitieux et coûteux. Le nouveau complexe a fait l'objet d'un plan de financement de 4,25 M€ HT.
L'oubli de mettre en perspective les charges annuelles dans le rapport d'orientation budgétaire masque finalement le véritable coût.

On l'a également vu avec l'ancien hôtel de ville qui finit par être vendu au profit d'un achat pharaonique pour faire une maison des associations dont les coûts ne sont pas estimés et donc maîtrisés.

Mais ce n'est pas une politique immobilière.

C'est une succession de réponses aux problèmes lorsqu'ils deviennent impossibles à ignorer.

Une véritable politique patrimoniale devrait commencer par un inventaire :

Que possédons-nous ?

Dans quel état ?

Pour quels usages ?

Avec quels coûts d'entretien ?

Quels bâtiments faut-il conserver ?

Quels bâtiments faut-il transformer ?

Quels bâtiments faut-il vendre ?

Et quels équipements nouveaux pouvons-nous réellement financer ?

C'est cela la démarche qui doit être portée devant les citoyens, le Rapport d'Orientation Budgétaire sert à cela.

Le toit du Chai, lui, ne fait pas campagne, la plaine des sports et des jeux... SI !

Il ne promet rien.

Il ne distribue aucune brochure.

Il ne participe à aucune réunion publique.

Il continue simplement de vieillir.

Et c'est peut-être la meilleure illustration de ce sixième carton.

Un patrimoine existant attend une décision.

Un projet futur promet un avenir.

Entre les deux, il y a une différence essentielle :

L'un nécessite une décision.
L'autre permet une promesse.

C'est précisément pour cela que le prochain rapport d'orientation budgétaire devra dire ce que la Ville entend faire de ses équipements, de son patrimoine et de ses investissements.

Parce qu'une ville ne se construit pas seulement avec de nouveaux projets.

Elle se construit aussi avec ce qu'elle choisit de ne pas abandonner.


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