À Lavaur. Et visiblement nulle part ailleurs.
40°3.
Record de température.
Des écoles qui surchauffent.
Des parents qui demandent des solutions.
L'adjointe qui explique qu'elle réfléchit.
Et pendant ce temps…
le conseil municipal réfléchit lui aussi.
Mais pas tout à fait au même sujet.
Le conseil disposait d'un supplément de recettes lié au rééquilibrage du fonds de péréquation des ressources intercommunales et communales.
Une recette non budgétée, donc.
Une occasion de faire quelque chose.
Quelque chose pour les écoles ?
Non.
Pour lutter contre les effets de la canicule ?
Non.
Pour engager enfin les aménagements promis, ventilateurs plafonniers, films sur les fenêtres.
Il faut encore réfléchir.
Le conseil a choisi d'abonder la ligne budgétaire consacrée aux subventions destinées à « soutenir et accompagner la vie associative ».
À 40°3, chacun ses priorités.
Du pain et des jeux.
Et surtout, qu'on ne se méprenne pas : je ne reproche évidemment rien aux associations. Elles ont besoin d'être soutenues et font un travail considérable.
Je m'interroge sur le choix politique du moment et sur l'absence de priorité donnée à l'urgence climatique dans les écoles.
Mais pour faire vivre les enfants dans des écoles supportables, il faudra encore patienter.
Après tout, 40°3, ce n'est pas une urgence.
C'est juste la température.
Et pendant ce temps, la température politique, elle, reste étonnamment basse.
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