ACTE V — Le temps des responsabilités
Le temps de l'Acte V est venu.
Et celui-là ne se jouera pas le temps d'une chronique.
Il se jouera pendant toute la mandature.
Quelle que soit la personne qui occupera le fauteuil de premier édile, une majorité restera une majorité et une opposition restera une opposition.
Mais chacune devra choisir ce qu'elle veut faire de ce mandat.
La majorité peut continuer à se couler dans les habitudes, à défendre les décisions du maire, parfois jusqu'à l'indéfendable.
Ou elle peut enfin comprendre qu'une majorité municipale n'est pas une chambre d'enregistrement : elle est comptable de ses choix devant les Vauréens.
L'opposition, elle, a les mains libres.
Encore faut-il les utiliser.
Car au fil des conseils municipaux, une chose devient difficile à ignorer : « Changeons Lavaur » ne change pas grand-chose.
Quelques escarmouches, quelques indignations, quelques coups de communication…
Mais une opposition ne se mesure pas au nombre de fois où elle dit non.
Elle se mesure à sa capacité à expliquer pourquoi, à démontrer, à proposer et, surtout, à construire une alternative crédible.
S'opposer à tout n'est pas exercer un contre-pouvoir.
C'est simplement prendre le contre-pied.
Et cela finit par renforcer celui que l'on prétend combattre.
Il existe pourtant une autre voie.
Je l'ai entrevue depuis quelques mois chez ceux qui ont choisi de faire de la politique municipale autrement.
Une opposition qui ne serait pas dans la prudence, encore moins dans la complaisance, mais dans la réflexion.
Une opposition qui travaillerait.
Qui étudierait les dossiers.
Qui regarderait les chiffres.
Qui confronterait les promesses à la réalité.
Qui ferait des propositions argumentées, réalistes et compatibles avec les contraintes d'une commune.
C'est précisément ce que portaient les principes de « Pour Lavaur Tout Simplement », ces principes qui ont permis à quatre de ses membres de siéger aujourd'hui au conseil municipal :
- faire vivre la démocratie locale à partir de valeurs humaines et sociales ;
- réfléchir et analyser les grands chapitres de la gestion communale ;
- informer les citoyens sur les enjeux et le fonctionnement des institutions ;
- produire des positions argumentées, réalistes et inscrites dans le cadre républicain ;
- favoriser la participation citoyenne et renforcer la cohésion de la ville.
Voilà l'Acte V que j'aimerais voir s'écrire.
Et je précise une chose : cette chronique a été écrite sans que PLTS le sache et, a fortiori, sans lui demander son avis.
Elle n'est donc ni un programme, ni une consigne, ni une prise de position au nom de qui que ce soit.
C'est simplement une conviction personnelle.
Je ne rêve pas d'une révolution municipale.
Je rêve de quelque chose de beaucoup plus difficile :
une démocratie locale qui travaille.
Parce que l'ambition sans travail n'est qu'une promesse.
La communication sans transparence n'est qu'un décor.
Et la critique sans proposition n'est qu'un exercice de style.
La crédibilité, elle, ne se décrète pas.
Elle se construit dossier après dossier, chiffre après chiffre, conseil après conseil.
La rentrée scolaire ouvrira une période importante : préparation du budget, arbitrages financiers, élaboration du Rapport d'orientation budgétaire.
Les élections sénatoriales auront également clarifié une partie du paysage politique.
La Chambre Régionale des Comptes dira la situation.
L'automne sera donc un moment de vérité.
Il faudra regarder les actes.
Pas les postures.
Pas les slogans.
Pas les petites phrases.
Les actes.
Alors oui…
Wait and see.
Mais sans impatience.
Sans illusion.
Avec simplement cette bonne dose d'espoir qui permet encore de croire qu'une ville peut être mieux gouvernée lorsque ceux qui la servent acceptent enfin de travailler ensemble, chacun à sa place, mais chacun avec la même exigence : l'intérêt de Lavaur.
Acte V.
Le temps des responsabilités.
Et, peut-être, le début d'autre chose.
Aussi j'évoquerai la boite à outil pour faire fonctionner la démocratie très prochainement.

Commentaires
Enregistrer un commentaire