Depuis qu'ils siègent, les élus de « Lavaur Citoyenne », devenue depuis, par un heureux tour de passe-passe, « Changeons Lavaur », n'ont eu de cesse de dénoncer l'opacité des règles d'attribution des subventions aux associations.
Le maire et ses adjointes ont, de leur côté, juré leurs grands dieux que tout était parfaitement transparent.
Dont acte.
Il faut croire que la démonstration a fini par convaincre « Changeons Lavaur »…
Puisque ses élus ont, comme à l'habitude, voté « pour » les attributions proposées.
Voilà qui est rassurant.
Ou qui mérite peut-être qu'on s'interroge encore un peu.
Car il m'en souvient, notamment, d'une attribution pour le moins curieuse et d'un montant suffisamment significatif pour mettre à l'épreuve la rigueur annoncée des procédures.
Mécénat ou subvention ?
J'avais consacré une chronique à cette question en 2024.
Un trio de quadras décide alors de relever un défi sportif avec un alibi humanitaire.
Très bien.
La commune leur avait attribué 1 000 €.
Sans retombées pour la commune.
Mécénat ou subvention ?
Dans le même temps, en 2024, la Croix-Rouge et le Secours populaire obtiennent chacun 800 €, tandis que la Banque alimentaire reçoit 440 €.
Le sport aurait-il donc, à Lavaur, une vertu subventionnable supérieure à l'aide alimentaire ou au secours aux plus fragiles ?
Alors, les règles existent-elles ?
Je ne demande pas que toutes les associations reçoivent la même chose.
Ce serait absurde.
Je demande simplement que les mêmes critères soient appliqués à tous et surtout qu'ils soient transparents pour que chacun puisse comprendre les décisions prises.
Cela nous regarde !
C'est précisément ce que réclamaient hier les élus de « Lavaur Citoyenne ».
Aujourd'hui devenus « Changeons Lavaur », ils votent pour, sans doute sont-ils dans la confidence !
La prudente abstention de « Pour Lavaur Tout Simplement » trouve, à mes yeux, sa justification dans ces situations particulières qui donnent le sentiment que la règle peut parfois connaître quelques accommodements.
Une règle qui souffre d'exceptions doit pouvoir expliquer ses exceptions.
Sinon, ce n'est plus de la transparence.
C'est de la confiance qu'on demande au citoyen.
Et la confiance, surtout lorsqu'il s'agit de l'argent public, ne devrait jamais dispenser d'explications.
Un jour, peut-être, la transparence atteindra enfin le citoyen que nous sommes.
Et nous saurons alors à quoi servent réellement nos impôts.

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