La publication récente de La Dépêche du Midi à propos de l’endettement de Lavaur appelle, de mon point de vue, quelques précisions. Non pas pour polémiquer, mais simplement pour remettre les choses dans leur contexte et parler des mêmes chiffres.
Commençons par la photographie.
L’article publié le 26 septembre 2026 est illustré par une photographie prise en juin 2025, lors d’une action du GAT TO sur le marché. J’y figure.
À cette époque, j’étais effectivement adhérent au GAT TO.
Ce n’est plus le cas aujourd’hui.
Depuis, j’ai quitté le GAT TO. Je suis donc aujourd’hui complètement étranger à Lavaur Citoyenne, devenue « Changeons Lavaur », qui réunit notamment Place Publique, la liste conduite par Albouy-Pomponne et les écologistes et quelques trublions qui se réclament de la gauche, celle qui approuve l'A69 !
Cette précision étant faite, venons-en aux chiffres.
Le communiqué évoqué dans l’article parle de « près de 26 millions d’euros d’emprunt ».
La donnée mérite d’être précisée.
Les statistiques de la DGFiP pour l’exercice 2025 font apparaître, au 31 décembre, un encours de dette bancaire de 25,874 millions d’euros. La DGFiP publie bien ces données dans ses statistiques financières des collectivités locales.
Mais un encours de dette n'est pas un montant d'emprunts augmenté des intérêts futurs.
Le capital restant dû et les intérêts constituent deux notions différentes. Les intérêts apparaissent d'ailleurs séparément dans les comptes (794 000 €)
Autre chiffre : l’annuité de la dette s’est élevée à 2,479 millions d’euros en 2025, soit 221 € par habitant, contre 103 € pour la strate, selon les données reprises dans l’article.
Si nous ajoutons les intérêts 71 € - contre 20 pour la strate, c'est une charge de 291 € à Lavaur pour 123 € pour la strate !
Ces chiffres sont parfaitement légitimes à commenter.
Ils peuvent nourrir un débat sur le niveau d’endettement, le coût de la dette, les investissements réalisés ou encore les choix de gestion de la commune.
mais ce débat finalement n'a pas lieu ou à fleuret moucheté !
En revanche, lorsqu’on qualifie certains investissements d’« opportunistes », il faut bien préciser qu’il s’agit d’une appréciation politique du GAT, et non d’une donnée fournie par la statistique financière elle-même.
Une autre précision me paraît importante : les statistiques financières citées concernent l’exercice 2025. Elles permettent donc d’analyser la situation financière de cette année-là ; elles ne constituent pas, à elles seules, un bilan de l’exercice 2026. La DGFiP a d’ailleurs publié les balances comptables des collectivités pour 2025 en juillet 2026.
Enfin, concernant le foncier bâti, l’article indique un passage du taux de 61,43 % à 63,43 % en 2026, à comparer avec une moyenne de strate de 41,07 % en 2025. Il faut là encore distinguer le taux communal de 2026 de la statistique de comparaison portant sur 2025.
Bref, il n’est pas question ici de nier les chiffres ni de minimiser les questions qu’ils peuvent poser.
Il s’agit simplement de les présenter avec les bonnes dates, les bonnes définitions et les bonnes comparaisons.
Parce qu’en matière de finances publiques comme ailleurs :
un débat sérieux commence par des chiffres correctement lus.

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