Accéder au contenu principal

Les fêtes, oui. La sécurité, surtout.

 Les fêtes annuelles de Lavaur commencent.

Et, pour une fois, je ne vais pas bouder mon plaisir.

On peut critiquer les nuisances qu'elles génèrent, les désordres qu'elles provoquent parfois, les dépenses qu'elles représentent… Personnellement, j'aime les fêtes foraines, les forains et les manèges, à condition qu'ils n'accueillent pas d'animaux. 
J'aime retrouver des connaissances que je n'avais pas vu depuis... les fêtes de l'an dernier.

Quelques jours de « pains et de jeux », comme aurait dit l'Antiquité, constituent aussi une respiration bienvenue dans la vie d'une ville.

Mais précisément parce que ce sont quelques jours d'exception, la rigueur dans la gestion des risques devrait, elle, être permanente.

Et c'est là que les documents du marché d'assurance de la commune deviennent particulièrement préoccupants.

Il y a deux ans, lors d'une manifestation festive, un homme est mort après la chute d'une branche d'arbre.

Deux ans.

Deux ans, c'est précisément le délai qui avait été fixé, pour un certain nombre de sujets, afin de réaliser une nouvelle expertise par l'ONF.

Or, dans les documents du marché d'assurance que j'ai consultés, je ne retrouve pas cette nouvelle analyse ni les éléments permettant d'établir le suivi des préconisations.

C'est au détour d'un fichier que l'on retrouve la mention de ce drame, alors que sa connaissance s'impose aux candidats ainsi que les mesures prises !

Alors une question, toute simple, se pose :

Le risque a-t-il réellement été traité ?

Je ne demande pas que l'on arrête les fêtes.

Je demande simplement que l'on puisse s'amuser sans avoir à se demander si les risques ont été correctement évalués.

Car les préconisations de l'ONF ne semblent pas toutes avoir été mises en œuvre.

Parmi elles figurent notamment des interventions sur les sols autour des arbres, avec décompactage et suppression du bitume au droit des troncs.

J'ai constaté et photographié que ces interventions n'ont pas été réalisées à de nombreux endroits et notamment sur le kilomètre de manèges, les allées Jean Jaurès

Alors, dans ces conditions, où est le contrôle ?

Un compte rendu d'intervention de l'ONF datant de juillet dernier permettrait au moins de savoir précisément ce qui a été vérifié, ce qui a été fait et ce qui reste à faire et les risques subsistants le cas échéant.

Parce que depuis deux ans, les arbres n'ont pas été placés sous cloche.

Ils ont subi les canicules successives, les épisodes de vent, les pluies exceptionnelles et les effets d'un climat qui malmène particulièrement le patrimoine arboré.

On ne gère pas un risque en espérant qu'il ne se réalise pas.

Et certainement pas en mettant un cierge à Saint Alain pour que tout se passe bien.

Alors oui :

bonnes fêtes à tous !

Profitez des manèges, des animations, des rencontres et de cette parenthèse festive.

Mais sur la sécurité, permettez-moi de souhaiter quelque chose de beaucoup moins folklorique :

des contrôles, des preuves et de la rigueur.

Bonnes fêtes… et, cette année encore, restez couverts !


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Chronique – Coup de colère : la gauche bien gauche !

Non, non… je ne m’acharne pas sur « Changeons Lavaur ». D’abord parce que je ne m’acharne jamais gratuitement. Ensuite parce que la gauche, c’est toute ma vie. Justement. Ils ne sont pas de gauche. Pas un peu, pas maladroitement : pas du tout . Et, paradoxe cruel, parfois encore moins que l’autre liste. Cette situation me rappelle une vieille histoire locale : la campagne du docteur Cayla, sabordée non par la droite, mais par ses “amis” de gauche. L’histoire bégaie. Toujours. La gauche version 2026 cumule les handicaps : – des accointances macronistes jamais digérées, – une incapacité chronique à rassembler toute la gauche, – et cette posture étrange qui consiste à vouloir incarner l’alternative sans jamais assumer l’opposition. Résultat prévisible : division, partage des voix, et boulevard pour la droite. Ils en porteront la responsabilité politique entière. Car enfin, quelle opposition ont-ils été ? 95 % des délibérations votées avec la majorité. 95 %. Ce n’est pas u...

La plaine des mirages

 Pourtant, ce n’est pas Noël… et ce n’est pas encore le 1er avril. Et voilà que le maire extraordinaire nous dévoile le grand projet de sa candidature : LA PLAINE DES LOISIRS ET DES SPORTS Je passe les détails de la “consultation citoyenne” sur ce projet grandiose. Il n’y en a pas eu. Le maire vient cependant au-devant du citoyen en posant lui-même les questions… auxquelles il s’empresse de répondre : Pourquoi ? Comment ? Où ? Quoi ? C’est presque drôle. Presque. Parce qu’il a soigneusement oublié LA question essentielle, surtout quand on sait que la commune est endettée au-delà du raisonnable : COMBIEN ? Évidemment, il ne la pose pas. Sans doute parce qu’il ne sait pas y répondre. Et probablement aussi parce qu’il sait très bien que ce projet ne se fera pas. Il y a aussi la question QUAND ? Là, la réponse est simple : à la Saint-Glinglin. Voyons donc le QUOI : 4 terrains de football avec tribunes et vestiaires 1 skate-park 2 boulodromes 1 gymnase d...

Brèves de comptoir – L’herbe est plus verte… quand personne ne l’entretient

 La nature reprend ses droits. Surtout le long des routes vauréennes. Pendant la campagne électorale, notre maire version “écologie heureuse” évoquait même le recours à des caprins pour entretenir les espaces verts. 👉 Les chèvres n’ont jamais vu Lavaur. Les herbes, si ! Une écologie très théorique Les accotements débordent. visibilité réduite croisements masqués piétons repoussés sur la chaussée promeneurs condamnés à slalomer entre circulation et végétation Une écologie contemplative. Beaucoup moins pratique quand on circule à pied. Un détail pourtant essentiel L’entretien des accotements n’est pas un luxe. 👉 C’est une obligation de sécurité. Le maire est responsable de la sécurité sur la voirie communale. Or, au-delà de 40 cm de végétation : 👉 la visibilité est considérée comme dégradée. Petit relevé local Chemin des Vignes : jusqu’à 145 cm Croisement rue du Parc de la Planette : plus de 120 cm 👉 Là, on ne parle plus de biodiversité. On parl...