SIX MOIS !
C'est le temps qu'il aura fallu au maire…
pour continuer à ne rien faire !
Je sais ce qu'il dira.
« J'ai tenu mes promesses : je viens d'inaugurer l'avenue Lacouture ! »
La belle affaire !
L'avenue était déjà en travaux, après avoir attendu de très nombreuses années, lorsque les élections sont arrivées.
« Les associations ont pris possession de Bel Air ! »
La belle affaire !
Encore une opération lancée avant les élections.
Et depuis ? Un étrange brouillard autour du coût de ces installations, des dispositions prises pour la sécurité, de l'entretien, de la présence permanente d'un agent…
Bref : le brouillard municipal.
Celui qui permet de laisser croire beaucoup de choses sans avoir à en expliquer beaucoup.
« Lavaur a désormais une mutuelle ! »
La belle affaire !
Encore une opération engagée en 2025.
Et les comptes rendus ? Où sont-ils ?
En revanche, il ne dira pas, et pourtant il devrait, ce qui a été fait pour végétaliser la ville et rendre les collèges plus fréquentables.
Il ne dira pas ce qu'il en est de l'argent de poche.
Il ne dira pas l'aménagement du chenil.
Il ne dira pas la mise en place de Voisins vigilants.
Il ne dira pas l'activation d'« Allô propreté ».
Il ne dira pas ce qu'est devenu le Rooftop.
Un flop ?
Et pourtant, tout cela ne coûte pas un sou… du moins pas à la hauteur des grands projets qui occupent habituellement les discours !
Et il ne dira pas, surtout, quand les Vauréens pourront enfin être consultés sur le projet de la plaine des sports et des jeux.
Alors oui, on peut comprendre que les élections sénatoriales aient quelque peu accaparé ses pensées.
Mais maintenant qu'elles sont passées, et que le résultat n'a manifestement pas produit l'effet escompté, il va peut-être falloir retrouver le chemin de la mairie.
À moins que le programme municipal ne soit désormais réduit à ceci :
ronronner, faire le beau, attendre la prochaine élection… et dynamiser sa majorité toute acquise à sa cause !
Avec, peut-être, quelques cours d'économie municipale à la clé.
Par exemple, regarder du côté de Nice.
Une dette de 1 483 € par habitant ?
À Lavaur, on pourrait presque trouver cela raisonnable.
C'est dire où nous en sommes.

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