Revenons à nos mougeons et leur patron...
En faisant le compte rendu de cette réunion du conseil municipal de Lavaur du 11 juin 2025, comment ne pas s'attarder sur le discours du maire, en préambule.
Un préambule parfaitement d'une grande vacuité et si inutile !Il ne correspond à rien, il n'apporte aucune indication, un ersatz de ce que pourrait être un discours politique à l'orée d'une campagne, pour un élu qui est dans l'échec perpétuel.
Il ne peut compter que sur la fidélité - mais encore pour combien de temps ? - de ses conseillers pour le moment dans une posture de soumission et de silence exemplaire.
Sans doute, est-ce là, l'illustration de la gène d'avoir à porter le fardeau de la médiocrité du maire.
Il ne dit rien, cite 3 chiffres dont deux pourcentages difficiles à valider : sur 30 ans les références officielles sont rares.
Mais il ne peut s'empêcher de se la jouer "De Gaulle" ou "Hollande" à moins que ce soit "Zola" en utilisant avec maladresse la figure de style qu'est l'anaphore.
Il nous avait déjà fait le coup au moment des vœux avec son inénarrable "on marche sur la tête", cette fois-ci c'est : "Joie" !
Cela fait pâle figure en regard du "Paris' de De Gaulle, du "Moi, président" de Hollande ou et surtout de l'historique "J'accuse" de Zola.
Je ferai plus riche (l'epizeuse va à ravir à la situation), mais surtout plus vrai. Voilà ce qu'il aurait dû développer avant de présenter ses excuses pour le champ de ruines de la démocratie, de urbanisme, de l'économie, de l'écologie qu'est devenu Lavaur après ses 30 ans d'autocratie.
Il a fait à sa mesure.
Tristesse, tristesse quand Lavaur, par les attitudes de son maire, se met en marge de la démocratie, bafoue les lois en ignorant les règles, les lois de la République qu'il est censé représenter,
Tristesse, tristesse quand en lieu et place de la transparence et de l'écoute respectueuse, il manie l'insolence, l'ironie,
Tristesse, tristesse quand il accuse de "commencer à mentir" une opposante qui ne fait que relever un fait patent,
Tristesse, tristesse de voir l'opposition ne pas forcer la porte de son mépris en s'inscrivant dans des postures volontaires : voter en levant la main même, surtout pour marquer son approbation et entraîner ainsi la majorité à s'exprimer autrement que le nez rivé sur la table,
Tristesse, tristesse de constater, une fois de plus, que le maire ou son DGS sont habiles à noyer le poisson de leurs impérities dans l'océan de leurs contrevérités et que l'opposition avale le poisson et l'eau sans souciller : poser des questions c'est bien, en faire le service après vente est une nécessité face à la malice d'un maire qui ne s'embarrasse pas de la vraisemblance,
Tristesse, tristesse quand le maire dénonce les termes de la Constitution française portant l'élaboration de lois de programmation, pratique qu'il renouvelle à chaque fois que l'opposition "Lavaur Citoyenne" demande quel est l'avenir de telle ou telle action, son contexte, son financement, sous prétexte que ce sont des habitudes de l'ancienne URSS.
Sa façon de construire le ROB traduit bien son incapacité à satisfaire à cette exigence de bon sens. Sa maîtrise à projeter la dette vers des sommets himalayens est indéniable,
Tristesse, tristesse qu'il ne sache pas adapter sa gestion aux dispositions de la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 qui a inscrit dans la Constitution que « les orientations
pluriannuelles des finances publiques sont définies par des lois de programmation. Elles
s’inscrivent dans l’objectif d’équilibre des comptes des administrations publiques ». La
première loi de programmation est datée du 9 février 2009 et porte sur les années 2009-2012.
La dernière loi votée, le 18 décembre 2023, porte sur les années 2023 à 2027.
L'équilibre des comptes de la commune sont, devraient être une attitude miroir, et une visibilité décennale serait de bon aloi et aurait évité les errances du type Bel Air, mais pas que !
Le ROB n'est qu'une soupe à la Carayon, une daube qu'il nous sert chaque année et jamais dénoncée sauf pas la Chambre Régionale des Comptes (CRC).
Tristesse, tristesse que la CRC ne revienne pas plus vite, mais enthousiaste à l'idée que parfois il faut forcer le destin, et Lavaur en a bien besoin,
Tristesse, tristesse quand les finances publiques de rouge vif deviennent écarlates, quand 30 ans de mandat correspondent à 30 millions d'euros de dettes sur 20 ans,
Tristesse, tristesse quand le PLU au bout de 20 ans n'existe toujours pas et que le maire se satisfait, voire se félicite de cette situation,
Tristesse, tristesse de voir dans le domaine de la dette, que les affirmations de Carayon pour une réduction de 2 millions à travers les cessions immobilières (il l'a encore affirmé effrontément - à la presse) se soldent, dans la plus favorable des hypothèses par une diminution de l'encourt d'un demi million, . Cette économie liée à la vente du patrimoine, la réunion du CM montre bien qu'il n'en est rien, l'opposition ne relève pas... ,
Tristesse, tristesse quand le mensonge et la manipulation prennent le pas sur la sincérité. Les mensonges, contes de fées de Carayon, sans cesse répétés, prennent une allure de vérité bien difficile de dénoncer,
Tristesse, tristesse de l'usage qui est fait des médias, dont la page facebook de la ville pour faire une propagande perpétuelle, mais n'a aucun rôle informatif sauf celui de l'annonce du conseil et son ordre du jour, publication obtenue de haute lutte !
Tristesse, tristesse quand le maire s'accapare de réalisations qui ne sont pas les siennes : O'Pastel a été créé par la CCTA qui gère ce centre aquatique, pas la commune ! ESL c'est une entreprise autonome et l'hôpital est également autonome,
Tristesse, tristesse d'entendre le maire revendiquer son action pour l'hôpital, alors qu'il est à la merci (et c'est réglementaire) de l'ARS ! Il a "décidé" le mariage avec le CHU de Toulouse. Non, il n'a rien décidé, il a simplement favorisé une action du gouvernement Sarkozy,
Tristesse, tristesse de voir bradés des immeubles communaux alors que selon le maire, dans son discours :"le marché de l’immobilier reprend même des couleurs", triste exemple des divagations du maire, j'y reviendrai très rapidement car cela vaut le détour !,
Tristesse, tristesse d'entendre puis de lire la pâtée "politique" qui est un enfumage magistral, " les services publics se sont renforcés : ceux de la Ville qui offrent des prestations de très grande qualité, en particulier pour les jeunes, les personnes âgées, les associations. À un prix raisonnable pour les contribuables, et très raisonnable pour les usagers, par exemple, de la cantine, des activités périscolaires et de la médiathèque."
Tristesse, tristesse de constater que le chai des Clauzades est laissé à l'abandon, immeuble en péril, il devient un péril à lui tout seul,
Tristesse, tristesse de passer devant la friche sportive qu'est l'ancienne piscine,
Tristesse, tristesse de devoir emprunter une voirie qui se délite, qui n'arrive pas à être correctement configurée, dont les travaux de réfection sont à refaire...,
Tristesse, tristesse de sursauter à chaque ralentisseur, qui sont tous illégaux, Carayon le sait, sans doute attend-il, un accident, un drame pour réagir. Mais sur ce sujet il ne pourra pas dire qu'il ne savait pas, l'"Association autour du Jacquemart" et le GAT, les écologistes Tarn Ouest par une requête auprès du Tribunal d'administratif de Toulouse, ont pris date. Le maire sait, il est responsable, il serait coupable en cas d'accident,
Tristesse, tristesse à en pleurer à gros sanglots de constater l'état des parcours, cheminements, stationnements pour personne présentant un handicap. Le maire là encore ne pourra pas dire qu'il ne sait pas: lanceurs d'alerte vigilants, l'"Association autour du Jacquemart" et le GAT, les écologistes Tarn Ouest, ont écrit et s'apprêtent à introduire une requête pour que cessent ces dysfonctionnements inadmissibles,
Tristesse, tristesse de se promener le samedi et le mercredi sur le marché et constater sa désaffection. Présent sur le marché, cela fait des mois que je n'y ai pas vu le maire, les élections revenant, nul doute qu'il va de nouveau l'arpenter !
Tristesse, tristesse face à la gabegie de 30 ans de mandat d'un maire plus prompt à lever son verre qu'à administrer sa commune.
Non, non ce n'est pas un réquisitoire contre le maire, un pamphlet contre sa politique d'extrême droite dûment approuvée par sa majorité, c'est le modeste constat de ce qui est la réalité à Lavaur.
Je n'ai pas été exhaustif ? Je sais, mais je ne ferme pas mon blog, et l'avenir est devant moi pour exposer toute la vérité, toutes les vérités.
D'ailleurs je m'engage à vous parler des cessions immobilières, promis ! Vous allez rire !
Certes il a gagné les élections (avec 30% des voix)... en 2020 !
Il faut s'interroger sur ce résultat.
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