Devoir de vacances - la dette 2
LA DETTE - ses conséquences.
L'augmentation de la taxe sur le foncier (bâti) est voté : 61,41 % contre 60,33 l'an dernier.
Le rendement de cette augmentation est de 161 033 €.
Il va de soi qu'il n'y a pas de quoi absorber les conséquences de l'achat Bel Air qui cristallise l'entièreté de la dérive budgétaire 2025.
La Chambre régionale de Comptes avait jugé en son temps (il y a 5 ans) la dette conséquente mais compte tenu de son adossement au patrimoine culturel de la commune, gérable.
Elle était en 2020 de 22 400 000 €. Soit par habitant : 2 100 €
Aujourd'hui elle est de 30 000 000 €. Soit par habitant : 2 800 € (2 SMIC !)
L'achat de Bel Air a alourdit la dette par habitant de 350 € !
D'un point de vue "taxe foncière" c'est donc 1/8 de votre impôt foncier qui est dirigé vers l'achat de Bel Air !
Aujourd'hui la dette n'est plus adossée au patrimoine culturel - particulièrement la cathédrale Saint Alain - et devient donc insupportable car non garantie par un retour, le fameux "il y a des dépenses qui enrichissent" de Carayon.
La justification de cette dette est la mise à disposition des associations d'un immeuble dont le prix d'achat est prohibitif pour la commune (4 050 000 €) et dont le coût annuel est, en estimation basse l'équivalent de 2,3 points d'impôts fonciers ( taxe 60 k€, intérêts des emprunts 150 k€ remboursement du capital 160 k€ soit 370 k€).
Le maire est toujours dans l'incapacité d'évaluer le coût de fonctionnement de cet immeuble, tout comme il est incapable d'en dire la destination.
Pour le coût de fonctionnement, il peut être estimé en additionnant les charges qui vont être générées à travers les abonnements aux fluides, leurs consommations, les assurances, les abonnements, les contrats de services (entretien - y compris le personnel communal - et maintenance des ascenseurs et autres systèmes de gestion et d'alarmes), l'entretien des bâtiments et dépendances, les espaces verts et les parkings... et ne ne déduisant finalement pas de locations, mise à dispositions onéreuses. Bref, la liste n'est pas exhaustive mais il n'est pas excessif de penser que plus de 150 000 € vont être pointés sur ce bâtiment.
Pas étonnant qu'au conseil municipal de juin le maire ait transformé "opportunité historique" en une "pas mauvaise affaire!" (cf. conseil municipal de juin 2025).
Dès lors la charge annuelle est de 520 000 € pour les associations, somme à laquelle il convient d'ajouter les subventions et les charges des autres bâtiments qui resteront en fonction.
C'est 1 000 000 € qui sont donc consacrés aux associations. Nous en parlerons, bien sûr à l'occasion du "devoir les associations", cela représente une somme qui a des conséquences sur nos impôts fonciers, sur notre reste à vivre.
La taxe foncière "rapportera" 9 160 000 € en 2025.
D'un point de vue "taxe foncière" c'est donc plus de 10/100 % de notre impôt foncier qui est dirigé vers les associations !
Pas sûr que la Chambre Régionale des Comptes que j'ai saisi ne s'autosaisisse de ce sujet !
Il n'est pas bien compliqué de constater que la hausse de 1,1 % prévue en 2025 sera insuffisante et que le déficit va encore se creuser, l'effet boule de neige de ces errances va impacter les finances communales de façon pérenne.
Alors il va falloir faire des sacrifices : les postes les plus importants seront les plus sollicités, particulièrement la voirie et pourtant c'est un poste bien malmené et souvent objet d'ajustement à son détriment.
Mais d'autres réductions devront être envisagées, c'est inéluctable.
Des réductions qui vont vider nos caddies !
On en parle en septembre dans l'examen des solutions.
Il nous faudra sortir les mouchoirs !
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