Accéder au contenu principal

Bonne année !

Il y a un an, le maire achetait l’ancienne polyclinique : 5 400 m².
J’écris bien le maire, puisqu’il n’a jamais caché avoir conduit cette opération seul, dans le plus grand secret, comme on signe un chèque en douce avant que quelqu’un n’ait le temps de lire le montant.

Pour obtenir l’aval du conseil municipal, il a fallu raconter une histoire.
Une belle histoire.
Un roman municipal fait de santé, de dynamisme, d’attractivité, de médecins qui allaient arriver en rangs serrés, attirés par la seule magie des murs.

Résultat : 4 000 000 €, deux emprunts sur 25 ans.
Nos enfants régleront l’addition.
Et encore, ce n’est que l’entrée.

Car au prix d’achat s’ajoutent les classiques « détails » que l’on oublie toujours d’annoncer :

  • mise aux normes (l’ERP n’est pas celui qu’on croyait),

  • assurances,

  • entretien,

  • maintenance,

  • chauffage,

  • gardiennage,

  • réparations lourdes, réhabilitations régulières (le bâtiment a cinquante ans).

La dette, elle, ne connaît ni trêve ni promesse électorale.

Un an plus tard, où en est-on ?
ESL ? Absent.
Espace santé avec accueil gratuit de médecins ? Fantasmé.
Le problème du numerus clausus ? Toujours là, imperturbable, indifférent aux mètres carrés.

Et au final ?

👉 TROIS ASSOCIATIONS.
Oui, trois.

5 400 m² pour trois associations.
4 000 000 € pour leur bonheur associatif.
Un surcoût d’endettement avoisinant 300 000 €.
Une charge annuelle de fonctionnement estimée à plus de 80 000 €.

Vu sous un autre angle :
environ 1,3 million d’euros par association.
À ce prix-là, on pouvait leur offrir des locaux… et des fauteuils en cuir.

Alors bien sûr, on organise une visite.
On invite la presse.
On sert l’apéritif.
On fait comme si la réalité se laissait noyer dans un verre de blanc.

Mais l’addition, elle, reste sèche.
Et le bâtiment, largement vide.

Pendant ce temps, l’opposition parle de la SNCF et de son TER.
Chacun ses sujets.
Le maire, lui, a déjà fait voyager la dette sur vingt-cinq ans.

Bonne année 2026.

Elle sera longue. 

Commentaires

  1. Les vaureens et vaureennes ne savent pas le montant de la dette de la ville ,jamais M. LE MAIRE N'EN FAIT ÉTAT

    RépondreSupprimer
  2. Le montant est connu : fin 2024 : 27 millions et fin 2025 elle sera de 25 millions. Ce montant est publié avec le bilan financier.

    RépondreSupprimer
  3. Michel tu décoiffes !

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Chronique – Coup de colère : la gauche bien gauche !

Non, non… je ne m’acharne pas sur « Changeons Lavaur ». D’abord parce que je ne m’acharne jamais gratuitement. Ensuite parce que la gauche, c’est toute ma vie. Justement. Ils ne sont pas de gauche. Pas un peu, pas maladroitement : pas du tout . Et, paradoxe cruel, parfois encore moins que l’autre liste. Cette situation me rappelle une vieille histoire locale : la campagne du docteur Cayla, sabordée non par la droite, mais par ses “amis” de gauche. L’histoire bégaie. Toujours. La gauche version 2026 cumule les handicaps : – des accointances macronistes jamais digérées, – une incapacité chronique à rassembler toute la gauche, – et cette posture étrange qui consiste à vouloir incarner l’alternative sans jamais assumer l’opposition. Résultat prévisible : division, partage des voix, et boulevard pour la droite. Ils en porteront la responsabilité politique entière. Car enfin, quelle opposition ont-ils été ? 95 % des délibérations votées avec la majorité. 95 %. Ce n’est pas u...

Association, l'alibi pour une acquisition scélérate !

Cet enfumage du maire plonge dans une grande tristesse... Puis vient le temps de la réflexion, cet état qui précède la réaction ! Non, ce n'est pas possible de laisser faire une telle chose, je suis même très étonné que TOUS les conseillers de la majorité présents aient accepté sans broncher ! PAS UN SEUL CONSEILLER DE LA MAJORITÉ POUR POSER UNE QUESTION... Ils seront face à l'électorat dans un peu plus d'un an, ils sont comptables devant les vauréens de leurs actions et de leurs inactions ! PAS UN pour interroger sur la composition de l'immeuble, PAS UN pour s'inquiéter du financement, PAS UN pour s'informer de la répartition imaginée, PAS UN pour questionner sur le devenir de l'immeuble de la SCI ATHENA acheté 225 000 € en 2020 et qui, je cite "présente un intérêt stratégique patent" puisque qu'au cœur d'activités sportives et artistiques selon les déclarations du maire lors de la réunion du CM du 5 décembre 2019, PAS UN pour rappeler...

La plaine des mirages

 Pourtant, ce n’est pas Noël… et ce n’est pas encore le 1er avril. Et voilà que le maire extraordinaire nous dévoile le grand projet de sa candidature : LA PLAINE DES LOISIRS ET DES SPORTS Je passe les détails de la “consultation citoyenne” sur ce projet grandiose. Il n’y en a pas eu. Le maire vient cependant au-devant du citoyen en posant lui-même les questions… auxquelles il s’empresse de répondre : Pourquoi ? Comment ? Où ? Quoi ? C’est presque drôle. Presque. Parce qu’il a soigneusement oublié LA question essentielle, surtout quand on sait que la commune est endettée au-delà du raisonnable : COMBIEN ? Évidemment, il ne la pose pas. Sans doute parce qu’il ne sait pas y répondre. Et probablement aussi parce qu’il sait très bien que ce projet ne se fera pas. Il y a aussi la question QUAND ? Là, la réponse est simple : à la Saint-Glinglin. Voyons donc le QUOI : 4 terrains de football avec tribunes et vestiaires 1 skate-park 2 boulodromes 1 gymnase d...