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Articles

Les fêtes, oui. La sécurité, surtout.

 Les fêtes annuelles de Lavaur commencent. Et, pour une fois, je ne vais pas bouder mon plaisir. On peut critiquer les nuisances qu'elles génèrent, les désordres qu'elles provoquent parfois, les dépenses qu'elles représentent… Personnellement, j'aime les fêtes foraines, les forains et les manèges,  à condition qu'ils n'accueillent pas d'animaux .  J'aime retrouver des connaissances que je n'avais pas vu depuis... les fêtes de l'an dernier. Quelques jours de « pains et de jeux », comme aurait dit l'Antiquité, constituent aussi une respiration bienvenue dans la vie d'une ville. Mais précisément parce que ce sont quelques jours d'exception, la rigueur dans la gestion des risques devrait, elle, être permanente. Et c'est là que les documents du marché d'assurance de la commune deviennent particulièrement préoccupants. Il y a deux ans, lors d'une manifestation festive, un homme est mort après la chute d'une branche d...

Bonne rentrée… à l’ombre d’un pot de fleurs !

Quel plaisir de voir le maire, son adjointe Mme Marignol et le premier de ses fans nous souhaiter une bonne rentrée ! Elle sera certainement bonne… à l’ombre des plantations de l’école Beltrame. Enfin, des plantations… Cette photo a été prise il y a quinze jours. Il y a parfois un abîme entre la communication et la réalité. Depuis des années, on nous explique qu’il faut réfléchir. On repousse les cours Oasis , avec un argument pour le moins surprenant : cela ne servirait à rien. Puis viennent les « plantations » : un pot de fleurs anémié. Et maintenant, faute d’avoir engagé une véritable politique d’adaptation des écoles aux épisodes de chaleur, on évoque ventilateurs et films sur les vitrages. Pourquoi pas. Mais où est le plan ? Où sont les écoles concernées ? Quel calendrier ? Quel financement ? Quels objectifs ? Et surtout : où est le débat municipal ? Car traiter un problème qui concerne directement les enfants, les enseignants, les familles et les conditions d’accu...

Acte V !

ACTE V — Le temps des responsabilités Le temps de l'Acte V est venu. Et celui-là ne se jouera pas le temps d'une chronique. Il se jouera pendant toute la mandature. Quelle que soit la personne qui occupera le fauteuil de premier édile, une majorité restera une majorité et une opposition restera une opposition. Mais chacune devra choisir ce qu'elle veut faire de ce mandat. La majorité peut continuer à se couler dans les habitudes, à défendre les décisions du maire, parfois jusqu'à l'indéfendable. Ou elle peut enfin comprendre qu'une majorité municipale n'est pas une chambre d'enregistrement : elle est comptable de ses choix devant les Vauréens. L'opposition, elle, a les mains libres. Encore faut-il les utiliser. Car au fil des conseils municipaux, une chose devient difficile à ignorer : « Changeons Lavaur » ne change pas grand-chose. Quelques escarmouches, quelques indignations, quelques coups de communication… Mais une opposition ne se me...

Acte IV - Et maintenant...

 Acte IV — Et maintenant ? D eux hypothèses qui ne changent pas fondamentalement le problème. Scène 1 — Le maire part Un nouveau maire issu de la majorité devra prendre possession du bureau. Mais il ne récupérera pas seulement le fauteuil, le "pouvoir" et les indemnités Celui ou celle qui ouvrira le tiroir du maire le lendemain de son élection récupérera... une dette qui ne se négocie pas avec les électeurs, des bâtiments qui ne disparaissent pas avec les équipes municipales, des projets qu'il faudra achever, modifier ou abandonner Des dépenses qu'il faudra assumer des urgences qui, elles, ne voteront pas.: Le nouveau maire héritera de décisions qu'il n'aurait pas prises. Il devra en assumer les conséquences Changer de maire ne remet pas les compteurs à zéro. Scène 2 — Le maire reste Et alors le problème est exactement le même ! Le maire reste aux commandes, mais les dossiers demeurent. La dette ne disparaît pas avec une élection sénatoriale manquée. Be...

Le GAT TO... ce n'est pas de la tarte ! (bis repetita)

  Quand dénoncer dispense de vérifier… Il y a une règle élémentaire en politique : avant de dénoncer, on vérifie. Le GAT-TO (Changeons Lavaur) vient de nous démontrer qu'il existe une autre méthode : dénoncer d'abord, comprendre ensuite (éventuellement) . Dans un post joliment illustré par un PowerPoint qui semble avoir échappé aux années 2000, nos écologistes dénoncent la « vétusté » de la Halle aux grains et s'indignent de l'arrêté qui en interdit aujourd'hui l'accès. Problème : l'indignation repose sur une lecture pour le moins approximative du dossier. La Halle a fait l'objet d'une visite de la commission de sécurité en 2024 , qui avait validé son exploitation. La précédente, en 2021 , l'avait également validée. Et aujourd'hui, des désordres sont apparus. C'est précisément pour cela qu'existe le principe de précaution : un bâtiment peut être parfaitement exploitable hier et présenter demain un risque qui impose sa fermeture. Il f...

Professionnaliser l'administration communale

  Professionnaliser l'administration communale... Je pourrais faire comme Changeons Lavaur le fait avec une constance qui force presque l'admiration : féliciter tout le monde . Saluer le dévouement des fonctionnaires municipaux, leur compétence, leur disponibilité. Applaudir même. Pourquoi pas ? Qui applaudit son boulanger chaque matin parce qu'il a réussi à faire du pain ? Je pourrais. Je ne le ferai pas. Non pas que je doute du travail des agents municipaux. Bien au contraire. Après plus de quarante années d'expérience, je considère comme une évidence qu'une administration repose d'abord sur des femmes et des hommes qui travaillent, qui connaissent leur métier et qui font, souvent, beaucoup avec les moyens dont ils disposent. Mais précisément pour cette raison, je préfère regarder les faits plutôt que distribuer des bons points. Et les faits, parfois, sont têtus. Les assurances : un marché qui mérite mieux qu'un dossier approximatif La commun...

Interlude II - aux confins des affaires courantes et des dossiers hors normes

La parenthèse : ce que les cartons ne contiennent pas Juste avant l'acte IV... Pas un carton supplémentaire : plutôt la table de travail du futur maire , couverte de dossiers qui arrivent tous les matins. Et surtout, je ne mettrais pas tout sur le dos de la municipalité. Pour la voirie, par exemple, il y a effectivement des contraintes financières générales, et l'état du réseau est un problème que connaissent beaucoup de communes. Mais c'est précisément là que le raisonnement peut devenir plus fort : Une difficulté que rencontrent toutes les communes n'autorise pas à renoncer à la gérer. La voirie. Ne plus seulement réparer quand cela devient indispensable, mais passer à une véritable programmation patrimoniale : connaître, hiérarchiser, prévoir, entretenir. Et intégrer les effets du climat dans cette politique. Les ressources humaines. Les dépenses de personnel représentent environ la moitié des recettes de fonctionnement, ce n'est pas un détail comptable : c'e...