Confusion : démocratie n'est pas démagogie !
Une des attitudes de l'opposition "Lavaur Citoyenne" est de faire appel à des "personnalités" ou "référents" sur des sujets, finalement choisis en fonction des possibilités de mobiliser des intervenants. Une manière d'asseoir son autorité qu'elle n'a pas légitimement pas en sollicitant de prétendus "sachants".
Or ce syndrome du gourou a ses limites.
Et à ne pas localiser les problèmes, cette opposition s'embourbe dans des concepts qui lui échappent et qu'elle ferait bien d'analyser avant d'en faire la publicité. La politique municipale est originale à un territoire et si elle peut épouser des objectifs nationaux voire planétaire (l'environnement, la biodiversité) elle ne doit pas se focaliser sur des thèmes étrangers à la vie locale.
Elle a ainsi, en son temps et encore récemment agité, avec une conviction qui n'a de comparable que sa plus parfaite incompréhension, la méthode dite de la démocratie participative telle que déployée sans succès par un des maîtres à penser de ce "collectif" en cours de mutation.
Il n'est pas inutile de préciser que cette démocratie est une forme d'organisation politique qui incite les citoyens à participer à la vie politique.
Jo Spiegel, la référence de la cheffe du collectif, n'a pas la clef de ce concept dont il a relevé les difficultés.
Toutefois, il a mis en lumière que "le rôle du politique n'est pas de flatter les gens" et cela est incontestable, il a aussi considéré que participer est "d'aller du je individuel au nous citoyen".
Le problème insoluble de la démocratie participative est clairement identifié...
le problème de la responsabilité : si tout le monde contribue à la prise de décision, qui sera responsable des mauvaises ?
En effet c'est bien là que le bât blesse !
Parce que, en 2025 la responsabilité est au maire, que c'est la Loi, la démocratie participative ne peut se décliner qu'à travers des actions en marge des organisations réglementaires.
Le premier écueil a bien été identifié : ne pas flatter les gens !, le second est tout aussi clair : bannir le "je" au profit du "nous". Et pourtant, c'est très exactement ce à quoi se livre Lavaur Citoyenne.
Pendant tout le cours de ce mandat, les conseillers élus de l'opposition se sont évertués à se positionner à travers des "JE" sempiternels, témoins de leur besoin d'exister individuellement.
Ils se sont abaissés à flatter les uns et les autres, ils ont développés des programmes en ignorant totalement les réalités budgétaires. Ils n'ont pas su tirer les alarmes quant aux dérives financières et la déliquescence des infrastructures (routière ou immobilière).
Sauf, bien sûr à actionner leurs outils préférés : ILFALAIQUE, FONCON, et surtout "je l'avais bien dis".
Ils ont été la mouche du coche qui ne vole pas suffisamment vite pour atteindre le nez du maire, juste un chatouillis.
Evidemment... il n'est nul besoin d'être dans la majorité pour mettre en place des actions de démocratie participative, au contraire !
L'opposition aurait dû s'y atteler, mais elle est bien incapable de mobiliser notamment ceux de la liste lors de la campagne municipale de 2020. Ils n'ont jamais assisté aux réunions du conseil municipal au cours duquel l'opposition vote quasiment toujours les délibérations soumise à son avis. Alors envisager la mise en place de commissions citoyennes pérennes est un sommet himalayen (😉) qu'elle n'est pas prête d'atteindre.
Il est dès lors patent que puisque tout le monde est OK pourquoi discuter, si ce n'est pour devenir calife à la place du calife et ne pas faire mieux !
Prochaine municipale ? Une liste commune avec comme maire un super duo Carayon/Albouy-Pomponne pour un mandat aux confins de l'incompétence et de la médiocrité.
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