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Professionnaliser l'administration communale

  Professionnaliser l'administration communale... Je pourrais faire comme Changeons Lavaur le fait avec une constance qui force presque l'admiration : féliciter tout le monde . Saluer le dévouement des fonctionnaires municipaux, leur compétence, leur disponibilité. Applaudir même. Pourquoi pas ? Qui applaudit son boulanger chaque matin parce qu'il a réussi à faire du pain ? Je pourrais. Je ne le ferai pas. Non pas que je doute du travail des agents municipaux. Bien au contraire. Après plus de quarante années d'expérience, je considère comme une évidence qu'une administration repose d'abord sur des femmes et des hommes qui travaillent, qui connaissent leur métier et qui font, souvent, beaucoup avec les moyens dont ils disposent. Mais précisément pour cette raison, je préfère regarder les faits plutôt que distribuer des bons points. Et les faits, parfois, sont têtus. Les assurances : un marché qui mérite mieux qu'un dossier approximatif La commun...

Interlude II - aux confins des affaires courantes et des dossiers hors normes

La parenthèse : ce que les cartons ne contiennent pas Juste avant l'acte IV... Pas un carton supplémentaire : plutôt la table de travail du futur maire , couverte de dossiers qui arrivent tous les matins. Et surtout, je ne mettrais pas tout sur le dos de la municipalité. Pour la voirie, par exemple, il y a effectivement des contraintes financières générales, et l'état du réseau est un problème que connaissent beaucoup de communes. Mais c'est précisément là que le raisonnement peut devenir plus fort : Une difficulté que rencontrent toutes les communes n'autorise pas à renoncer à la gérer. La voirie. Ne plus seulement réparer quand cela devient indispensable, mais passer à une véritable programmation patrimoniale : connaître, hiérarchiser, prévoir, entretenir. Et intégrer les effets du climat dans cette politique. Les ressources humaines. Les dépenses de personnel représentent environ la moitié des recettes de fonctionnement, ce n'est pas un détail comptable : c'e...

La santé à Lavaur... Le triangle des Bermudes

  Quand une installation ancienne devient une nouveauté municipale, il faut surtout savoir communiquer ! Il fallait oser. C'est fait. Notre maire vient de nous annoncer, avec toute la solennité qui convient, l'installation prochaine d'un cardiologue à l'espace Jean-Besse. Excellente nouvelle ! Sauf qu'à y regarder de plus près, le centre existe déjà. Depuis au moins un an pour ce qui concerne cette spécialité. (ouvert il y a un an selon le site de l'espace J.Besse) Alors évidemment, présenter comme une conquête municipale ce qui existe déjà est une technique de communication comme une autre. À Lavaur, même les vieilles nouvelles peuvent faire de belles inaugurations. Le maire, chevalier blanc de la santé Depuis quelques années, notre maire semble avoir découvert une vocation : sauver la santé à Lavaur. Il faudrait pourtant rétablir quelques vérités. L'hôpital ? Son évolution, son rapprochement, son développement, son scanner, son IRM, sa maternité exemplaire...

Interlude I - L'immobilier communal, l'obligation d'une gestion

  L'immobilier communal ne peut pas être géré à l'usure Le problème est peut-être finalement plus large que le seul Chai. Tant qu'un bâtiment fonctionne, on l'utilise. Lorsqu'il vieillit, on reporte. Lorsqu'il devient trop coûteux, on ferme. Puis on cherche une solution. Et parfois, on construit autre chose. On a déjà vu cette logique à l'œuvre avec l'ancien cinéma, dont la délégation de service public n'a pas permis de maintenir durablement le service et qui est aujourd'hui remplacé par un complexe cinématographique beaucoup plus ambitieux et coûteux. Le nouveau complexe a fait l'objet d'un plan de financement de 4,25 M€ HT. L'oubli de mettre en perspective les charges annuelles dans le rapport d'orientation budgétaire masque finalement le véritable coût. On l'a également vu avec l'ancien hôtel de ville qui finit par être vendu au profit d'un achat pharaonique pour faire une maison des associations dont les coû...

Dilettantisme et amateurisme !

 L e copier-coller a encore frappé ! Je viens de parcourir rapidement quelques documents liés au marché de services pour la souscription des contrats d’assurance de la mairie de Lavaur , organisé en quatre lots : risques automobiles, dommages aux biens, responsabilités, protection juridique et protection fonctionnelle. Et je dois reconnaître que j'ai été agréablement surpris. Pas par la qualité des documents. Par leur fidélité à ceux de la précédente consultation ! Deux pièces ont particulièrement retenu mon attention. Premier chef-d'œuvre : l'organigramme. Le même que lors de la précédente consultation. Sauf qu'entre-temps, il y a eu une élection municipale, des changements dans l'équipe municipale et, notamment, un changement de premier adjoint. Qu'importe ! Le copier-coller, lui, n'a pas changé. On pourrait presque y voir une conception très particulière de la stabilité administrative. Mais une question me vient tout de même à l'esprit : ...

Acte III - Qui ramassera les morceaux - Carton 7/7 - La plaine des sports et des jeux

Le chai chute que la plaine des sports et des jeux a été annoncée lors de la campagne électorale. En effet à quelques centaines de mètres, une autre histoire s'écrit. La plaine des sports et des loisirs aux Mazasses est le projet phare de la campagne municipale. Quatre terrains de football, dont deux synthétiques, pump-park, boulodromes, gymnase, jeux d'eau, parcours fitness, terrains de volley : la liste est longue et séduisante. Le maire sortant a annoncé un financement à 70 % par des subventions. Il n'a rien sollicité, d'ailleurs il déclare pendant la campagne que le lancement se fera dès sa réélection ! Aujourd'hui il est réélu et... candidat aux sénatoriales Très bien. Pourquoi pas ? Une ville doit investir. Une ville doit préparer l'avenir. Mais il existe une question préalable, presque triviale : que fait-on de ce que l'on possède déjà ? Car il y a une différence considérable entre entretenir un patrimoine existant et annoncer un équipement ...

IA vs... IA

  Le moment est venu de remettre quelques pendules à l’heure. Et ce n’est pas le Jacquemart qui me contredira. À Lavaur, notamment, utiliser l’intelligence artificielle serait devenu presque infamant. Comme si préciser qu’un texte ou une illustration a été travaillé avec l’IA suffisait à le dévaloriser. Curieuse époque. Car enfin, l’IA n’est qu’un outil. Elle peut aider à chercher, confronter, structurer, vérifier, reformuler, mettre en évidence les contradictions et parfois éviter de raconter n’importe quoi. Je l'utilise... mais elle ne pense pas à ma place. Je collabore avec l’IA, je ne lui délègue pas ma pensée. Et puisqu'il faut parler d'IA, parlons-en franchement. J’ai encore en mémoire la fière déclaration d’une représentante de « Changeons Lavaur » : son discours était, nous disait-elle à la veille de sa défaite, « garanti sans IA » . Très bien. Mais la question intéressante serait peut-être : garanti avec quoi ? Avec de l’intelligence naturelle ? Avec d...