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Acte IV - Et maintenant...

 Acte IV — Et maintenant ? D eux hypothèses qui ne changent pas fondamentalement le problème. Scène 1 — Le maire part Un nouveau maire issu de la majorité devra prendre possession du bureau. Mais il ne récupérera pas seulement le fauteuil, le "pouvoir" et les indemnités Celui ou celle qui ouvrira le tiroir du maire le lendemain de son élection récupérera... une dette qui ne se négocie pas avec les électeurs, des bâtiments qui ne disparaissent pas avec les équipes municipales, des projets qu'il faudra achever, modifier ou abandonner Des dépenses qu'il faudra assumer des urgences qui, elles, ne voteront pas.: Le nouveau maire héritera de décisions qu'il n'aurait pas prises. Il devra en assumer les conséquences Changer de maire ne remet pas les compteurs à zéro. Scène 2 — Le maire reste Et alors le problème est exactement le même ! Le maire reste aux commandes, mais les dossiers demeurent. La dette ne disparaît pas avec une élection sénatoriale manquée. Be...

Le GAT TO... ce n'est pas de la tarte ! (bis repetita)

  Quand dénoncer dispense de vérifier… Il y a une règle élémentaire en politique : avant de dénoncer, on vérifie. Le GAT-TO (Changeons Lavaur) vient de nous démontrer qu'il existe une autre méthode : dénoncer d'abord, comprendre ensuite (éventuellement) . Dans un post joliment illustré par un PowerPoint qui semble avoir échappé aux années 2000, nos écologistes dénoncent la « vétusté » de la Halle aux grains et s'indignent de l'arrêté qui en interdit aujourd'hui l'accès. Problème : l'indignation repose sur une lecture pour le moins approximative du dossier. La Halle a fait l'objet d'une visite de la commission de sécurité en 2024 , qui avait validé son exploitation. La précédente, en 2021 , l'avait également validée. Et aujourd'hui, des désordres sont apparus. C'est précisément pour cela qu'existe le principe de précaution : un bâtiment peut être parfaitement exploitable hier et présenter demain un risque qui impose sa fermeture. Il f...

Professionnaliser l'administration communale

  Professionnaliser l'administration communale... Je pourrais faire comme Changeons Lavaur le fait avec une constance qui force presque l'admiration : féliciter tout le monde . Saluer le dévouement des fonctionnaires municipaux, leur compétence, leur disponibilité. Applaudir même. Pourquoi pas ? Qui applaudit son boulanger chaque matin parce qu'il a réussi à faire du pain ? Je pourrais. Je ne le ferai pas. Non pas que je doute du travail des agents municipaux. Bien au contraire. Après plus de quarante années d'expérience, je considère comme une évidence qu'une administration repose d'abord sur des femmes et des hommes qui travaillent, qui connaissent leur métier et qui font, souvent, beaucoup avec les moyens dont ils disposent. Mais précisément pour cette raison, je préfère regarder les faits plutôt que distribuer des bons points. Et les faits, parfois, sont têtus. Les assurances : un marché qui mérite mieux qu'un dossier approximatif La commun...

Interlude II - aux confins des affaires courantes et des dossiers hors normes

La parenthèse : ce que les cartons ne contiennent pas Juste avant l'acte IV... Pas un carton supplémentaire : plutôt la table de travail du futur maire , couverte de dossiers qui arrivent tous les matins. Et surtout, je ne mettrais pas tout sur le dos de la municipalité. Pour la voirie, par exemple, il y a effectivement des contraintes financières générales, et l'état du réseau est un problème que connaissent beaucoup de communes. Mais c'est précisément là que le raisonnement peut devenir plus fort : Une difficulté que rencontrent toutes les communes n'autorise pas à renoncer à la gérer. La voirie. Ne plus seulement réparer quand cela devient indispensable, mais passer à une véritable programmation patrimoniale : connaître, hiérarchiser, prévoir, entretenir. Et intégrer les effets du climat dans cette politique. Les ressources humaines. Les dépenses de personnel représentent environ la moitié des recettes de fonctionnement, ce n'est pas un détail comptable : c'e...

La santé à Lavaur... Le triangle des Bermudes

  Quand une installation ancienne devient une nouveauté municipale, il faut surtout savoir communiquer ! Il fallait oser. C'est fait. Notre maire vient de nous annoncer, avec toute la solennité qui convient, l'installation prochaine d'un cardiologue à l'espace Jean-Besse. Excellente nouvelle ! Sauf qu'à y regarder de plus près, le centre existe déjà. Depuis au moins un an pour ce qui concerne cette spécialité. (ouvert il y a un an selon le site de l'espace J.Besse) Alors évidemment, présenter comme une conquête municipale ce qui existe déjà est une technique de communication comme une autre. À Lavaur, même les vieilles nouvelles peuvent faire de belles inaugurations. Le maire, chevalier blanc de la santé Depuis quelques années, notre maire semble avoir découvert une vocation : sauver la santé à Lavaur. Il faudrait pourtant rétablir quelques vérités. L'hôpital ? Son évolution, son rapprochement, son développement, son scanner, son IRM, sa maternité exemplaire...

Interlude I - L'immobilier communal, l'obligation d'une gestion

  L'immobilier communal ne peut pas être géré à l'usure Le problème est peut-être finalement plus large que le seul Chai. Tant qu'un bâtiment fonctionne, on l'utilise. Lorsqu'il vieillit, on reporte. Lorsqu'il devient trop coûteux, on ferme. Puis on cherche une solution. Et parfois, on construit autre chose. On a déjà vu cette logique à l'œuvre avec l'ancien cinéma, dont la délégation de service public n'a pas permis de maintenir durablement le service et qui est aujourd'hui remplacé par un complexe cinématographique beaucoup plus ambitieux et coûteux. Le nouveau complexe a fait l'objet d'un plan de financement de 4,25 M€ HT. L'oubli de mettre en perspective les charges annuelles dans le rapport d'orientation budgétaire masque finalement le véritable coût. On l'a également vu avec l'ancien hôtel de ville qui finit par être vendu au profit d'un achat pharaonique pour faire une maison des associations dont les coû...

Dilettantisme et amateurisme !

 L e copier-coller a encore frappé ! Je viens de parcourir rapidement quelques documents liés au marché de services pour la souscription des contrats d’assurance de la mairie de Lavaur , organisé en quatre lots : risques automobiles, dommages aux biens, responsabilités, protection juridique et protection fonctionnelle. Et je dois reconnaître que j'ai été agréablement surpris. Pas par la qualité des documents. Par leur fidélité à ceux de la précédente consultation ! Deux pièces ont particulièrement retenu mon attention. Premier chef-d'œuvre : l'organigramme. Le même que lors de la précédente consultation. Sauf qu'entre-temps, il y a eu une élection municipale, des changements dans l'équipe municipale et, notamment, un changement de premier adjoint. Qu'importe ! Le copier-coller, lui, n'a pas changé. On pourrait presque y voir une conception très particulière de la stabilité administrative. Mais une question me vient tout de même à l'esprit : ...