Accéder au contenu principal

Lavaur : et si on rachetait la mairie à la mairie ?

Et demain ?

Après le bal des faux-cul, quand les projecteurs s’éteignent et que les esprits s’échauffent encore, il reste la piste de danse vide et la facture à payer.
Car à Lavaur, on sait faire les mêmes pas depuis trente ans : indignation, polémique, pétition… et immobilisme.

Alors oui, à force de voir s’agiter les uns et les autres - le maire dans ses justifications, les écolos dans leurs incantations, les riverains dans leurs lamentations, une opposition dans son inertie, je me suis dit qu’il était peut-être temps de changer de musique.

Puisqu’on ne peut ni vendre sans drame, ni garder sans dette, essayons autre chose : acheter pour sauver.
Une idée un peu folle ? Peut-être.
Mais après tout, à Lavaur, la folie est souvent la seule méthode qui marche !

Je ne peux pas, comme un écolo désabusé, rester le bec dans l’eau à regarder tournoyer les piranhas de tous bords autour du bassin municipal.
À force de critiquer, il faut bien proposer.
Alors cherchons
l’idée qui réconcilierait tout le monde, celle qui flatterait la nostalgie des uns, l’ego des autres, et calmerait les angoisses de tout le monde.

Impossible ?
Eh bien non :
possible.

Puisque les Vauréens tiennent tant à leur passé, à leurs parkings, à leurs stèles et à leurs angles de vue sur la cathédrale, faisons de tout cela un projet collectif, une œuvre commune, une épopée financière citoyenne !

Proposons un emprunt participatif local.
Oui, oui, un vrai.
Les habitants rachèteraient l’ancien hôtel de ville, le réhabiliteraient puis décideraient, démocratiquement bien sûr, de son devenir. On pourrait même imaginer une rentabilité à long terme, avec un petit taux d’intérêt symbolique ou significatif selon le projet imaginé.

En somme, chaque Vauréen deviendrait copropriétaire d’un bout de patrimoine communal.
Une sorte de
time-share civique.

Le calcul est vite fait : 800 000 euros à lever, répartis entre tous.
Cela représente, grosso modo,
70 à 80 euros par habitant.
Une somme raisonnable pour sauver la mémoire, le bitume et la photo de la cathédrale, non ?
Eventuellement un appel à de généreux donateurs...

Et là, je tends la perche :
voilà une cause que les écologistes pourraient utilement embrasser.
Pour une fois, ils pourraient s’investir autrement qu’en distribuant des tracts biodégradables et en organisant un jeu d'escrocs basé sur le hasard et interdit en France dans sa version publique, enjeu d'argent.

Bon, il reste deux obstacles :

  • convaincre l’acheteur actuel de se désister (ou de rejoindre la danse) ;

  • et convaincre les écolos de faire utile sans s’égarer dans des palabres, des jeux, ou encore des powerpoint.

Mais qui sait ? Peut-être que Lavaur s'inventera là un nouveau modèle : la démocratie participative... 

Une occasion rêvée pour un enthousiasme à partager avec l'union de la gauche vauréenne !

MÊME PAS CAP !


Suite de NON je ne signerai pas ! ,  Le bal des faux-cul !,  Lavaur, la danse des écologistes !,
Lavaur : le bashing et la charte de Munich oubliée
à suivre : les écolos et la paralysie puis, arnaque à la signature.




Commentaires

  1. Ce prix déjà important par habitant tient-il compt des travaux de remise aux normes ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, estimation, subventions et aides déduites , environ 200 000 € pour un montant de 380 000.

      Supprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Chronique – Coup de colère : la gauche bien gauche !

Non, non… je ne m’acharne pas sur « Changeons Lavaur ». D’abord parce que je ne m’acharne jamais gratuitement. Ensuite parce que la gauche, c’est toute ma vie. Justement. Ils ne sont pas de gauche. Pas un peu, pas maladroitement : pas du tout . Et, paradoxe cruel, parfois encore moins que l’autre liste. Cette situation me rappelle une vieille histoire locale : la campagne du docteur Cayla, sabordée non par la droite, mais par ses “amis” de gauche. L’histoire bégaie. Toujours. La gauche version 2026 cumule les handicaps : – des accointances macronistes jamais digérées, – une incapacité chronique à rassembler toute la gauche, – et cette posture étrange qui consiste à vouloir incarner l’alternative sans jamais assumer l’opposition. Résultat prévisible : division, partage des voix, et boulevard pour la droite. Ils en porteront la responsabilité politique entière. Car enfin, quelle opposition ont-ils été ? 95 % des délibérations votées avec la majorité. 95 %. Ce n’est pas u...

La plaine des mirages

 Pourtant, ce n’est pas Noël… et ce n’est pas encore le 1er avril. Et voilà que le maire extraordinaire nous dévoile le grand projet de sa candidature : LA PLAINE DES LOISIRS ET DES SPORTS Je passe les détails de la “consultation citoyenne” sur ce projet grandiose. Il n’y en a pas eu. Le maire vient cependant au-devant du citoyen en posant lui-même les questions… auxquelles il s’empresse de répondre : Pourquoi ? Comment ? Où ? Quoi ? C’est presque drôle. Presque. Parce qu’il a soigneusement oublié LA question essentielle, surtout quand on sait que la commune est endettée au-delà du raisonnable : COMBIEN ? Évidemment, il ne la pose pas. Sans doute parce qu’il ne sait pas y répondre. Et probablement aussi parce qu’il sait très bien que ce projet ne se fera pas. Il y a aussi la question QUAND ? Là, la réponse est simple : à la Saint-Glinglin. Voyons donc le QUOI : 4 terrains de football avec tribunes et vestiaires 1 skate-park 2 boulodromes 1 gymnase d...

Association, l'alibi pour une acquisition scélérate !

Cet enfumage du maire plonge dans une grande tristesse... Puis vient le temps de la réflexion, cet état qui précède la réaction ! Non, ce n'est pas possible de laisser faire une telle chose, je suis même très étonné que TOUS les conseillers de la majorité présents aient accepté sans broncher ! PAS UN SEUL CONSEILLER DE LA MAJORITÉ POUR POSER UNE QUESTION... Ils seront face à l'électorat dans un peu plus d'un an, ils sont comptables devant les vauréens de leurs actions et de leurs inactions ! PAS UN pour interroger sur la composition de l'immeuble, PAS UN pour s'inquiéter du financement, PAS UN pour s'informer de la répartition imaginée, PAS UN pour questionner sur le devenir de l'immeuble de la SCI ATHENA acheté 225 000 € en 2020 et qui, je cite "présente un intérêt stratégique patent" puisque qu'au cœur d'activités sportives et artistiques selon les déclarations du maire lors de la réunion du CM du 5 décembre 2019, PAS UN pour rappeler...