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Ce que les trois dernières années de subventions montrent !

 L'analyse n'est pas inutile... 1. Une enveloppe globale en baisse, mais une hiérarchie remarquablement stable. Le montant total passe de 305 377 € en 2024 à 267 260 € en 2025 puis 253 252 € en 2026 . Dans le même temps, le nombre d'associations bénéficiaires passe de 111 à 106 puis 94 . Donc il y a bien une contraction : environ –17 % de crédits et –15 % de bénéficiaires entre 2024 et 2026. La baisse ne bouleverse pas fondamentalement la répartition entre les principaux bénéficiaires. 2. Les cinq premières captent toujours environ la moitié de l'enveloppe Le chiffre le plus parlant. Les cinq associations qui arrivent en tête sur la moyenne des trois années sont : Amicale des employés communaux : 32 000 € Comité des fêtes générales : 32 100 € ASV Rugby : 29 037 € Lavaur Football Club : 26 983 € Basket Club Vauréen : 15 700 € À elles cinq, elles représentent environ 49,3 % de l'enveloppe annuelle moyenne . Et ce q...

Une fanfare qui vaut son pesant de décibels !

  Merci à la Banda Los Pastelos ! Le maire nous dit qu'elle nous a « régalés » lors de la Festibraderie. Et il a bien raison ! En 2026, 6 000 € de subvention municipale (11 000 € en trois ans) , ça mérite bien quelques musiques ! Avec cette somme, Los Pastelos se classe 12e sur 94 associations subventionnées en 2026 . — 12e ? — Alors là, pour une fanfare, ça envoie du lourd ! Et après tout, quand la musique est bonne… la subvention précède !

253 252 € de subventions : qui reçoit quoi ?

Au 4 septembre 2026  2 694 € de moyenne.   Mais seulement 700 € pour la moitié des associations . Les cinq premières absorbent 48,7 % de l'enveloppe . Et le sport représente à lui seul 46,4 % des crédits . La moyenne donne une image. La médiane raconte une autre histoire. Les chiffres, eux, ne s'abstiennent pas. Il y a ceux qui votent POUR : La majorité car à l'extrême droite... on ne discute pas on vote, L'opposition "changeons Lavaur" car on ne se met pas les associations à dos !  Il y a ceux qui votent CONTRE: Contre ? mais contre quoi quand tous les paramètres des attributions sont inconnus ! Alors il y a "Pour Lavaur Tout Simplement" qui s'abstient en attendant de pouvoir se faire une idée à travers les modalités d'attribution. Il s'agit des 94 associations subventionnées sur les 598 déclarées.

Acte VII les outils de l'oppostion,

Nous avions examiner récemment le mode d'emploi de la démocratie, et j'avais évoqué les outils de l'opposition, ils existent bel et bien ! Adopter une démarche, l'afficher mais avant travailler ! Expliquer avant de dénoncer. Démontrer avant de conclure. Sourire avant de frapper.   « Les outils de l'opposition » Lire les documents, comptes administratifs, ROB, comptes, marchés, délibérations, décisions, arrêtés... budget, ROB, comptes, marchés, délégations de service public, audit, patrimoine… Poser les bonnes questions, pas cinquante questions pour faire du bruit, mais une, deux questions auxquelles il est impossible de répondre par une pirouette. Demander les pièces, et laisser une trace lorsque l'information n'est pas communiquée. Suivre les demandes, saisir la CADA le cas échéant. Amender et proposer, montrer qu'une opposition peut construire pas seulement à l'occasion d'une réunion mais tout au long de l'année. Saisir les commissions....

Subventions associatives : le maire fait les comptes… et les noms !

 Le maire écrit aux associations pour leur annoncer le montant de la subvention que le conseil municipal vient de leur attribuer. Fort bien. Mais dans son courrier, il prend également soin de préciser les noms des élus qui se sont abstenus . Voilà une curieuse conception de l'information municipale. Soyons parfaitement clairs : les élus de Pour Lavaur Tout Simplement ont assumé leur vote. Ils l'ont expliqué en conseil municipal. Leur abstention ne portait ni sur le principe du soutien aux associations, ni sur les associations bénéficiaires, ni sur les montants attribués . Elle portait sur les conditions d'attribution et leur manque de transparence . Et le vote était public. Le procès-verbal permettra à chacun de savoir qui a voté quoi. Alors pourquoi ce petit rappel nominatif dans un courrier adressé aux associations ? Informer ? Ou désigner ? La frontière est ténue. Le maire qui se présente volontiers comme « le maire de tous les Vauréens » aurait dû se contenter...

40°3

  À Lavaur. Et visiblement nulle part ailleurs. 40°3. Record de température. Des écoles qui surchauffent. Des parents qui demandent des solutions. L'adjointe qui explique qu'elle réfléchit. Et pendant ce temps… le conseil municipal réfléchit lui aussi. Mais pas tout à fait au même sujet. Le conseil disposait d'un supplément de recettes lié au rééquilibrage du fonds de péréquation des ressources intercommunales et communales. Une recette non budgétée, donc. Une occasion de faire quelque chose. Quelque chose pour les écoles ? Non. Pour lutter contre les effets de la canicule ? Non. Pour engager enfin les aménagements promis, ventilateurs plafonniers, films sur les fenêtres. Il faut encore réfléchir. Le conseil a choisi d'abonder la ligne budgétaire consacrée aux subventions destinées à « soutenir et accompagner la vie associative » . À 40°3, chacun ses priorités. Du pain et des jeux. Et surtout, qu'on ne se méprenne pas : je ne reproche évidemment...

Un nouveau DGS pour Lavaur

 Le directeur général des services de la ville de Lavaur a fait valoir ses droits à la retraite. La ville doit donc lui trouver un successeur. Et, manifestement, elle sait déjà s'y prendre. L'offre de recrutement a été publiée en juin 2026, tandis que la délibération autorisant le recrutement est intervenue le 6 septembre. Trois mois d'avance : à Lavaur, même le recrutement sait anticiper ! J'en vois déjà certains, au fond de la salle, qui sourient. Ben quoi ? Le don de voyance n'est pas interdit. Et puis, après tout, pourquoi attendre une délibération pour commencer à chercher quelqu'un ? Passons. Le plus intéressant est peut-être ailleurs. L'annonce nous apprend que la ville est « multi-labellisée » . Très bien. Mais le futur candidat ne saura pas, à la lecture de l'annonce, combien d'agents il aura à encadrer. Il ne saura pas davantage quelle est la situation financière de la collectivité, ni l'importance de sa dette. Et surtout...

Ah, les subventions aux associations !

 Depuis qu'ils siègent, les élus de « Lavaur Citoyenne » , devenue depuis, par un heureux tour de passe-passe, « Changeons Lavaur » , n'ont eu de cesse de dénoncer l'opacité des règles d'attribution des subventions aux associations. Le maire et ses adjointes ont, de leur côté, juré leurs grands dieux que tout était parfaitement transparent. Dont acte. Il faut croire que la démonstration a fini par convaincre « Changeons Lavaur »… Puisque ses élus ont, comme à l'habitude, voté « pour » les attributions proposées. Voilà qui est rassurant. Ou qui mérite peut-être qu'on s'interroge encore un peu. Car il m'en souvient, notamment, d'une attribution pour le moins curieuse et d'un montant suffisamment significatif pour mettre à l'épreuve la rigueur annoncée des procédures. Mécénat ou subvention ? J'avais consacré une chronique à cette question en 2024. Un trio de quadras décide alors de relever un défi sportif avec un alibi humanitaire...

Abondance de dettes… ou abondance d'engagements ?

Abondance d'engagements Il ne s'agit pas ici de refaire le procès du cinéma. Il s'agit simplement de regarder ce que le conseil municipal vient de décider et, surtout, ce que cette décision ajoute aux engagements financiers de la commune. L'ARAC a contracté un emprunt de 2,530 millions d'euros pour financer le complexe cinématographique. L'organisme prêteur demande une garantie ? La commune la donne. Rien d'exceptionnel en soi : le Code général des collectivités territoriales encadre les garanties d'emprunt accordées par les communes et leur impose des règles prudentielles. Mais le dossier mérite d'être regardé de plus près. Car la commune est elle-même bénéficiaire de l'équipement et rembourse le financement à travers le Loyer Travaux . Et le contrat de partenariat est parfaitement explicite : « Le Loyer Travaux constitue une dette financière. » Difficile d'être plus clair. Nous ne sommes donc pas face à un simple loyer immobi...

Etre élu, avoir des droits et des obligations !

Ne pas faire de l'opposition un théâtre du NON,  mais un contre-pouvoir documenté, constructif et exigeant parce que l'opposition a des droits : Le droit de savoir :  obtenir les documents, demander les informations, vérifier les chiffres. Le droit de questionner  : transformer une question politique en question précise, documentée et difficile à esquiver. Le droit de proposer  : ne pas seulement critiquer un projet, présenter une alternative chiffrée et réaliste. Le droit d'alerter  : marchés publics, patrimoine, sécurité, accessibilité, finances, urbanisme… Le droit de contrôler  : comparer les engagements annoncés avec les réalisations et les budgets. Le devoir de lire  : délibérations, ROB, budget, annexes, marchés, rapports : le vrai pouvoir de l'opposition commence souvent dans les documents que personne ne lit. Le devoir de construire  : travailler sur plusieurs années, pas seulement réagir à ...

Pas touche !

  À Lavaur, touche pas à mon pouvoir ! La communauté de communes envisage de récupérer quelques pouvoirs de police des maires. Et voilà que notre maire s'y oppose. Mais qui ose donc vouloir déposséder le maire de ses pouvoirs ? Crime de lèse-Carayon ! Pas question de partager. Il s'arc-boute sur ses quelques pouvoirs de police. Après tout, à quoi servent les responsabilités si on ne peut pas montrer qu'on est le chef ? Se projeter dans un cadre intercommunal, mutualiser, disposer de moyens plus larges et d'une organisation potentiellement plus réactive ? Très peu pour lui. À l'heure où certains regardent déjà vers le Sénat, il semble surtout regarder… vers son fauteuil de maire. Chef un jour, chef toujours !

La charte... plus fort qu'un règlement !

 Pourquoi commenter la réglementation ? C'est beaucoup de s'y tenir, la charte qui découle des textes et particulièrement du CGCT :

Acte VI - Mode d'emploi de la démocratie

On entend partout : "on ne peut rien faire" !  MAIS SI ! V oilà comment une opposition peut faire fonctionner la démocratie locale, même lorsqu'elle est très minoritaire. les droits de l'opposition ne sont pas des faveurs accordées par le maire. Ce sont des garanties du fonctionnement démocratique local. ACTE V — Mode d'emploi d'une opposition Pas une opposition qui cherche à empêcher la majorité de gouverner. Pas une opposition qui vote systématiquement contre. Pas une opposition qui transforme chaque conseil municipal en pugilat. Mais une opposition qui contrôle, questionne, propose et informe . Et en face, une majorité qui doit accepter les règles du jeu. Car le maire dispose du pouvoir exécutif, mais il n'est pas propriétaire de la commune . Il doit rendre compte. Informer. Permettre le débat. Répondre aux questions des élus. Donner accès aux informations nécessaires à l'exercice du mandat. Respecter les droits de l'opposition. Et...

Pas un ne moufte !

Tous courbent l'échine. Pire : j'ai parfois le sentiment qu'ils finissent par trouver cela normal. Le GAT TO, les « écolos » du conseil municipal, persiflent sur les 90 % de circuit court annoncés par la majorité, sans jamais produire les chiffres permettant de vérifier cette affirmation. Je pourrais m'en indigner. Je le fais d'ailleurs régulièrement. Mais aujourd'hui, ce n'est pas mon sujet. Aujourd'hui, c'est la démocratie municipale qui me préoccupe. Et là, le spectacle est autrement plus inquiétant. Hier, devant le mur fraîchement refait de l'école Beltrame, le maire et deux de ses adjoints nous annonçaient tranquillement des mesures et des tarifs qui n'avaient pas encore été soumis au vote du conseil municipal. Le conseil se réunit ce soir. Alors une question toute simple : À quoi sert-il ? À enregistrer ? À applaudir ? À valider après coup ce qui a déjà été décidé et annoncé ? Si tel est le fonctionnement retenu, autant ê...

Les fêtes, oui. La sécurité, surtout.

 Les fêtes annuelles de Lavaur commencent. Et, pour une fois, je ne vais pas bouder mon plaisir. On peut critiquer les nuisances qu'elles génèrent, les désordres qu'elles provoquent parfois, les dépenses qu'elles représentent… Personnellement, j'aime les fêtes foraines, les forains et les manèges,  à condition qu'ils n'accueillent pas d'animaux .  J'aime retrouver des connaissances que je n'avais pas vu depuis... les fêtes de l'an dernier. Quelques jours de « pains et de jeux », comme aurait dit l'Antiquité, constituent aussi une respiration bienvenue dans la vie d'une ville. Mais précisément parce que ce sont quelques jours d'exception, la rigueur dans la gestion des risques devrait, elle, être permanente. Et c'est là que les documents du marché d'assurance de la commune deviennent particulièrement préoccupants. Il y a deux ans, lors d'une manifestation festive, un homme est mort après la chute d'une branche d...

Bonne rentrée… à l’ombre d’un pot de fleurs !

Quel plaisir de voir le maire, son adjointe Mme Marignol et le premier de ses fans nous souhaiter une bonne rentrée ! Elle sera certainement bonne… à l’ombre des plantations de l’école Beltrame. Enfin, des plantations… Cette photo a été prise il y a quinze jours. Il y a parfois un abîme entre la communication et la réalité. Depuis des années, on nous explique qu’il faut réfléchir. On repousse les cours Oasis , avec un argument pour le moins surprenant : cela ne servirait à rien. Puis viennent les « plantations » : un pot de fleurs anémié. Et maintenant, faute d’avoir engagé une véritable politique d’adaptation des écoles aux épisodes de chaleur, on évoque ventilateurs et films sur les vitrages. Pourquoi pas. Mais où est le plan ? Où sont les écoles concernées ? Quel calendrier ? Quel financement ? Quels objectifs ? Et surtout : où est le débat municipal ? Car traiter un problème qui concerne directement les enfants, les enseignants, les familles et les conditions d’accu...

Acte V !

ACTE V — Le temps des responsabilités Le temps de l'Acte V est venu. Et celui-là ne se jouera pas le temps d'une chronique. Il se jouera pendant toute la mandature. Quelle que soit la personne qui occupera le fauteuil de premier édile, une majorité restera une majorité et une opposition restera une opposition. Mais chacune devra choisir ce qu'elle veut faire de ce mandat. La majorité peut continuer à se couler dans les habitudes, à défendre les décisions du maire, parfois jusqu'à l'indéfendable. Ou elle peut enfin comprendre qu'une majorité municipale n'est pas une chambre d'enregistrement : elle est comptable de ses choix devant les Vauréens. L'opposition, elle, a les mains libres. Encore faut-il les utiliser. Car au fil des conseils municipaux, une chose devient difficile à ignorer : « Changeons Lavaur » ne change pas grand-chose. Quelques escarmouches, quelques indignations, quelques coups de communication… Mais une opposition ne se me...

Acte IV - Et maintenant...

 Acte IV — Et maintenant ? D eux hypothèses qui ne changent pas fondamentalement le problème. Scène 1 — Le maire part Un nouveau maire issu de la majorité devra prendre possession du bureau. Mais il ne récupérera pas seulement le fauteuil, le "pouvoir" et les indemnités Celui ou celle qui ouvrira le tiroir du maire le lendemain de son élection récupérera... une dette qui ne se négocie pas avec les électeurs, des bâtiments qui ne disparaissent pas avec les équipes municipales, des projets qu'il faudra achever, modifier ou abandonner Des dépenses qu'il faudra assumer des urgences qui, elles, ne voteront pas.: Le nouveau maire héritera de décisions qu'il n'aurait pas prises. Il devra en assumer les conséquences Changer de maire ne remet pas les compteurs à zéro. Scène 2 — Le maire reste Et alors le problème est exactement le même ! Le maire reste aux commandes, mais les dossiers demeurent. La dette ne disparaît pas avec une élection sénatoriale manquée. Be...

Le GAT TO... ce n'est pas de la tarte ! (bis repetita)

  Quand dénoncer dispense de vérifier… Il y a une règle élémentaire en politique : avant de dénoncer, on vérifie. Le GAT-TO (Changeons Lavaur) vient de nous démontrer qu'il existe une autre méthode : dénoncer d'abord, comprendre ensuite (éventuellement) . Dans un post joliment illustré par un PowerPoint qui semble avoir échappé aux années 2000, nos écologistes dénoncent la « vétusté » de la Halle aux grains et s'indignent de l'arrêté qui en interdit aujourd'hui l'accès. Problème : l'indignation repose sur une lecture pour le moins approximative du dossier. La Halle a fait l'objet d'une visite de la commission de sécurité en 2024 , qui avait validé son exploitation. La précédente, en 2021 , l'avait également validée. Et aujourd'hui, des désordres sont apparus. C'est précisément pour cela qu'existe le principe de précaution : un bâtiment peut être parfaitement exploitable hier et présenter demain un risque qui impose sa fermeture. Il f...

Professionnaliser l'administration communale

  Professionnaliser l'administration communale... Je pourrais faire comme Changeons Lavaur le fait avec une constance qui force presque l'admiration : féliciter tout le monde . Saluer le dévouement des fonctionnaires municipaux, leur compétence, leur disponibilité. Applaudir même. Pourquoi pas ? Qui applaudit son boulanger chaque matin parce qu'il a réussi à faire du pain ? Je pourrais. Je ne le ferai pas. Non pas que je doute du travail des agents municipaux. Bien au contraire. Après plus de quarante années d'expérience, je considère comme une évidence qu'une administration repose d'abord sur des femmes et des hommes qui travaillent, qui connaissent leur métier et qui font, souvent, beaucoup avec les moyens dont ils disposent. Mais précisément pour cette raison, je préfère regarder les faits plutôt que distribuer des bons points. Et les faits, parfois, sont têtus. Les assurances : un marché qui mérite mieux qu'un dossier approximatif La commun...